identité nationale
Par FH le mercredi 27 janvier 2010, 15:56 - Au fil des semaines - Lien permanent
Samedi prochain aura lieu au Cref le débat Haut-Rhinois sur l'identité nationale. Ce débat est mal posé, a déjà provoqué de nombreux dérapages, aussi je n'y participerai pas.
Voici le courrier adressé au Préfet
Monsieur le Préfet,
Je vous remercie de m’avoir invité au débat sur l’identité nationale que vous organisez samedi matin. Cependant je n’y participerai pas.
Le terme de ce débat tel qu’il a été défini par le Ministre de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité National et du Développement Solidaire, les différentes contributions, dont celles de ministres et de secrétaires d’état, ainsi que les débats connexes sèment la confusion au sein des français, certains ayant le sentiment d’être rejetés. Ce débat aurait comme finalité de nous rendre fiers d’être français, mais il entretient et crée des clivages parmi nos concitoyens.
Décliné différemment, ce travail aurait pu être très intéressant. Plutôt qu’un repli sur soi, il aurait été préférable d’orienter la discussion sur les valeurs qui nous rassemblent, sur un projet de société dont nous serions fiers. Le singulier de l’expression « identité nationale » et son aspect statufié laisse peu de place au vivre ensemble, à la pluralité de nos cultures, au respect réciproque, à la diversité et à l’évolution de la société.
En Alsace, tout particulièrement, nous devrions y être vigilant. En effet le droit local et le maintient du concordat nous donnent une place particulière, héritée de notre histoire et différente du reste de la France.
Alors que le chômage augmente, que l’avenir reste très incertain, que l’écart entre les plus riches et les plus pauvres s’accroît, que les services publics sont mis à mal, que les collectivités territoriales perdent de l’autonomie, que les engagements du grenelle de l’environnement ne sont pas tenus, nous pouvons légitimement poser la question de l’opportunité d’un tel débat avant les élections régionales.
Aussi, Monsieur le Préfet, je ne souhaite pas cautionner par ma présence cette initiative gouvernementale malheureuse.
En vous assurant de mon bonheur d’être Français, je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, l’expression de ma considération très distinguée.
Voire aussi la réaction de quelques politiques dans les DNA, début décembre

