Contribution au prochain point colmarien
Par FH le lundi 6 juin 2011, 17:05 - Au fil des semaines - Lien permanent
Le tribunal administratif a donné tort à la municipalité avec l’annulation du PLU et la suspension du plan d’alignement de la rue des anémones. Le juge a relevé des incohérences entre les intentions écologiques affichées et les projets retenus. Le quartier Sud a vécu une urbanisation anarchique. Il a été profondément modifié et manque d’éléments structurants, de services, de petits commerces et de modes de déplacements collectifs. Concernant la percée des nénuphars, la municipalité préfère opposer les riverains en affirmant vouloir répartir les nuisances. Or la création d’une nouvelle route entraîne un appel d’air et augmente le trafic automobile. La conséquence sera qu’au lieu de deux ou trois axes actuellement gênés par la circulation, il y en aura un nouveau demain si la ville poursuit son passage en force. La plupart des riverains qu’ils soient pour ou contre la percée des nénuphars s’opposent au passage des automobiles devant chez eux. La ville devrait les écouter et œuvrer sincèrement pour transformer les modes de déplacement. C’est un enjeu majeur tant d’un point de vue climatique, qu’économique, avec la hausse du prix de l’énergie. Il ne s’agit pas d’être contre la voiture mais pour son usage raisonné. L’urbanisation de la ville doit être conçue dans ce sens en lien avec le développement des transports en commun, des voies cyclables et piétonnes. En cela l’annulation du PLU est une chance qu’il faut saisir. Et parce que la circulation ne concerne pas seulement les colmariens mais les habitants du bassin de vie, il serait souhaitable de repenser ce document d’urbanisme au niveau de la CAC, en lien avec le Plan de Déplacement Urbain et le SCOT. La ville de demain se réfléchit aujourd’hui

